Archive for the Book Category

Semaine littéraire #1

Posted in Book with tags , , on 2 mai 2009 by Olivier

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No surf ces temps ci, en dehors d’une petite session le week end dernier qui a bien failli me démoraliser pour un long bail : malgré des prévis optimistes, une fois sur place c’était une véritable catastrophe (sans compter que la sortie de Bordeaux a été un pur cauchemar). Malgré tout, in extremis, la session a été sauvée et j’ai pu tester tant bien que mal l’énorme potentiel du Compressor. J’attends avec une impatience non feinte un vrai début de saison surfistique…

Bref, entre mes A/R en train, mes trajets de métro et les quelques heures que je m’accorde dans un emploi du temps un peu chargé, je lis. L’heure est donc venue de relancer une petite semaine littéraire. Je commence avec quelqu’un que j’aime bien : Frédéric Beigbeder. Embarquement pour Au secours pardon. Dès le départ, la résonnance avec 99F se fait sentir. Et pour cause, puisqu’il s’agit de la suite des aventures d’Octave Parango (personnage pour lequel j’ai un attachement particulier compte tenu des mes accointances du moment). Autant dire que le cynisme et le caustique vont bon train. Ce qui a eu pour conséquence quelques poilades soutenues. Mais voilà, passé un bon tiers du livre, étrange phénomène, je me suis considérablement fait c… Le moulinage sans fin, porté sur une récurrence excessive des état d’âme du gonze, lasse. Dommage. Du coup, j’avoue que j’ai largement survolé la fin grâce à une bonne lecture diagonale. Chose rare en ce qui me concerne. Et, même si je ne suis pas toujours en accord avec ses critiques, je rejoins totalement Pierre Jourde sur ce coup là…

ps : j’en profite pour passer un petit merci à Fred pour La littérature sans l’estomac de ce fabuleux critique.

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Ma semaine littéraire. #5.

Posted in Book on 10 décembre 2008 by Olivier

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Je savais que je serai à la bourre, mais à ce point là… Bon je profite de deux jours passés sur un event très dans le vent pour poster, en cette fin de journée, ma dernière critique. Et pas des moindre puisque je termine en « beauté » avec Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali. Je suis un fan de cet auteur. A la fois pour ses écrits « romanesques érudits » et pour ses essais « prospective ». C’est dans cette catégorie que joue le livre en question.

L’idée maîtresse est simplissime : dessiner les 50 prochaines années de l’humanité ! Je vous rassure, point d’affabulations Nostradamusiennes (enfin presque). Ici, Attali déroule une logique objective qui nous explique la création successive des « coeurs » apparus au cours de l’histoire. Pour Attali, la compréhension des mécanismes du passé est essentielle pour tenter de réaliser des projections dans le futur. Sans en dévoiler les détails, le futur se décline en trois « possibles », chacun n’excluant pas les autres. Au pire, nous devront donc les vivre successivement au cours de ces 50 prochaines années. Encore une fois, je ne préfère donner aucun détail tant, à mon sens, ce livre est d’une importance capitale. En tout cas, il constitue d’ores et déjà un éléments important du pack de survie minimum que je compte délivrer à mes enfants (en temps voulu). De nombreuses clefs sont là. Une brève histoire de l’avenir est une des synthèses de ce que je pense depuis des années… ce qui est à la fois rassurant sur ce qui reste de mes facultés mentales et totalement effrayant de savoir que mes visions les plus sombres du monde ont un « avenir » possible.

Un livre à lire de toute urgence (si ce n’est déjà fait). Et un conseil à la suite de cette lecture : profitons au maximum des espaces de liberté et de plaisirs sains qu’il nous reste. Et sans aucun doute, je peux affirmer que le surf porte ces valeurs… (du moins pour moi).

Ma semaine littéraire. #4.

Posted in Book on 6 décembre 2008 by Olivier

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Cinq ans d’attentes pour voir sortir L’usine à lapin en poche. Ca fait long mais enfin le voilà. Et un livre de Larry Brown est, pour moi, toujours un peu miraculeux (il y aurait tant à  dire, par exemple sur Père et fils, Sale boulot ou encore Joe….). Décédé en 2004, voici donc l’ultime ouvrage de  Larry Brown, qui est pour moi un peu comme le Harvey Keitel de la littérature américaine. Un peu sur le modèle de Short Cuts ou de Magnolia, plusieurs destinées se croisent dans cette Usine à lapins pour décrire encore une fois une amérique et des américains à la dérive, dans une quête éperdue d’humanité et d’amour de l’autre. Brillant et puissant une fois de plus. Larry Brown manque déjà furiseusement à la littérature américaine…

Ma semaine littéraire. #3.

Posted in Book on 4 décembre 2008 by Olivier

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Bon j’arrive juste, je suis crevé mais bon, une semaine littéraire ça ne se loupe pas. Donc voilà l’objet du jour : un Georges Orwell inédit ! Bien sûr tout le monde connait 1984 et la Ferme des animaux, donc l’arrivée de cet opus reste une sacrée surprise (étonnant toutefois que cet ovnis ressorte des cartons 73 ans après son écriture…). La quatrième de couv de Une fille de pasteur évoque un Siddharta à l’envers. Bon, en cherchant bien, peut être. La mystique en moins. Non, franchement c’est surtout la violence d’une société impitoyable qui est parfaitement décrite… et cruellement d’actualité. Et c’est bien toute l’horreur visionnaire d’Orwell : être un moderne intemporel. Bref, ce livre n’a pas pris une ride (sauf peut être pour quelques aspects sociétaux qui, aujourd’hui, peuvent nous paraître un tantinet désuets). Pour preuve, en sortant tard du taf avant hier, je me suis retrouvé dans une scène de plus en plus fréquente : une place non loin du bureau était pleine à craquer de sans abris attendant leur bol de soupe dans un froid polaire. Et je crois bien avoir aperçu Dorothy…

Ma semaine littéraire. #2.

Posted in Book on 3 décembre 2008 by Olivier

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Un massacre, trois destinées. Voilà un livre étrange, au style un peu moins cursif que ceux que je lis d’habitude, mais qui pose de manière originale la relation à l’autre, et plus particulièrement ses proches. Au travers du prisme de ces meutres violents, chacun des protagonistes passe au microscope ses propres sentiments, ses doutes et son incompréhension du monde qui l’entoure. J’ai retrouvé dans Outside Valentine des fragments assez proches de De sang froid de Truman Capote. Donc…

Ma semaine littéraire. #1

Posted in Book on 2 décembre 2008 by Olivier

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Je suis grave à la bourre. Point de surf ici. En fait, ça fait un bail que je n’ai rien posté côté livres. Et comme je passe mon temps à Paris et que le WE le surf reste pitoyable (il doit y a voir une fatwa météorologique à mon encontre lorsque je suis sur BDX), je lis pas mal. J’ai donc décidé de faire ma semaine littéraire. Un jour (ouvré), un post. Bon j’avoue la semaine commence mal, je l’ai dit : je suis à la bourre. Je finirai donc sans doute samedi…

Bref, je débute par L’homme chauve-souris de Jo Nesbo. Voilà un polar qui ne manque pas de jus. Dès la couv, et pour les connaisseurs de peinture aborigène, on sait que l’on va se retrouver « la tête en bas », chez nos amis du bout du monde. Et ma foi, ce Jo, ancien journaliste économique (heuuuu, rien n’est jamais perdu) arrive à nous tenir en haleine. Certes, il s’agit d’un polar, mais suffisamment malin pour nous délivrer quelques subtiles informations sur le mode de pensée aborigène et la mythologie locale (ola rien d’hyper transcendant mais assez instructif) et sur l’australie elle-même. Quand on rêve d’un trip là-bas (et plus si afinité), cet opus tombe plutôt bien. Franchement : à lire !

ps : coup de blues… Je suis retombé sur cette vieillerie et mazette ça fait du bien ! Woah, these fuckin’ Aussies are too good.

Tir groupé

Posted in Book on 28 septembre 2008 by Olivier

Une de plus. Pour fêter ça, j’ai reçu un petit cadeau de mon fiston : « Comment j’ai mangé mon père ». Arf, normal non ? Qui a dit « à cause de la similarité avec la face de pithécanthrope de la couverture » ? Bref, je ne relèverai pas. Ce livre de Roy Lewis, qui est un tout petit peu plus vieux que moi, est une pure perle. J’avais vu ce titre depuis un bail, sans le consommer car il me faisait penser à un délire psycho-jungien ou quelque chose dans le genre. Et bien non, point du tout. Le principe est simple : la préhistoire est ici décrite sur la base de faits assez « scientifiques » MAIS dans un contexte totalement loufoque, les protagonistes échangeant des propos parfaitement modernistes dans un langage plus que soutenu. Un véritable décalage donc… Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est la lecture que l’on peut en faire à la lumière des événements actuels. Très, très, très intéressant. Un véritable petit bijou que cet opus de 48 ans.

Dans un tout autre registre, j’ai eu l’occasion de découvrir Ben Elton, auteur anglais fort renommé outre-Manche. Et ce que j’aime chez ces outre-manchais (manchois ? mancheux ? manchots ?), c’est leur humour grinçant. Et là, on est servi. D’abord avec « Nuit grave », dont l’ambiance est très Sex and Drugs and Rock ‘n Roll (et politique). En deux mots : un député londonien rêve de faire péter la baraque (politique) en légalisant toutes les drogues humainement imaginables. Et ma foi, si le bougre n’avait pas été trop porté sur la braguette…

Le second, « Devine qui vient mourir ce soir » est une satire à boulet rouge (je sais je sais…) sur l’empire Endemolien qui oeuvre dans la petite lucarne. En gros, il taille joyeusement des croupières à toutes ces conneries d’emissions mi-laborantines, mi-voyeuristes qu’on impose aux yeux de nos gosses (au mieux ou au pire, je ne sais plus). Un vrai cassage de gueule en règle. C’est sur, ça ne change pas la face du monde (il suffit de voir les taux d’audience ou les couvs de la press people) mais bon, un bras vengeur bien plumé a toujours le mérite de nous dire que rien n’est définitivement perdu.

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