Archive for the Book Category

Books & Beers

Posted in Book, Rien à voir with tags , , , on 6 août 2011 by Olivier


Livre oublié, livres rachetés ! Ca sent le gros book report pour la rentrée tout ça. Et puis comme je suis loin de la mer et qu’il y a de jolies conditions, je fête ça avec ce qui semble un rituel pour les surfeurs distants : un belle bière. Au programme : une St Peter’s ‘Organic Ale’ en provenance directe du pays de Galles… Cheers.

23 comets

Posted in Book with tags on 5 août 2010 by Olivier

J’avoue que je n’ai pas été très assidu côté lecture ces derniers temps. Il faut dire aussi que le mastodonte littéraire de Thomas Pynchon que j’avais commencé il y a quelques mois m’a quelque peu absorbé. Du coup, vacances aidant, je me suis engouffré dans un Chuck Palahniuk que je n’avais pas lu : Le festival de la couille (et autres histoires vraies). Il est vrai que je suis un inconditionnel. Palahniuk a quelque chose de fascinant dans sa façon d’écrire. Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis également un grand adorateur du Gonzo, et de la nouvelle voie qu’il a ouverte en matière de “récit journalistique”. Le Festival est une combinaison parfaite de ces deux univers pas si opposés que ça. Du coup, je me suis retrouvé face à 23 nouvelles (presque) toutes aussi fulgurantes les unes que les autres. Je passerais volontiers sur la première nouvelle (qui donne son titre au livre), presque trop caricaturale mais pour autant parfaitement jouissive par son ambiance “hyper-voltée”. Les autres nouvelles (ou articles, je ne sais pas bien) sont totalement empreintes de la réalité de l’auteur. Enfin je crois. Et si ce n’est pas le cas, l’impression de réalisme, en opposition au monde de fiction que Palahniuk offre habituellement, est parfaitement simulée dans les trois volets de cet opus (Ensemble, Portraits et Seul). Franchement, Escort Boy, Le Lip Enhancer, Sur la corde raide ou encore Le singe pense, le singe fait sont taillés pour laisser une trace…

Drop In!

Posted in Autre, Book with tags , on 16 avril 2010 by Olivier

J’avais proposé à cette marque il y a plusieurs années maintenant la création d’un mag tout PDF… Aujourd’hui, un tel mag sort. Son petit nom ? Drop In! Bien foutu, il intègre même quelques vidéos sympas quoi que un peu trop compressées à mon goût. En tout cas voilà une bonne initiative. Je suis absolument convaincu qu’il existe un espace entre le print traditionnel et l’omniprésence web. Les mag PDF sont un très bon compromis pour conserver une DA proche des supports classiques papier, tout en profitant des ressources numériques du moment. :-)

Allez, hop, un clic suffit pour le feuilleter

Contre-jour

Posted in Autre, Book with tags , , on 30 novembre 2009 by Olivier

Je ne résiste pas et, pour une fois, je la fais à l’envers : parler d’un livre avant de l’avoir lu. Certes, mais l’occasion est trop rare pour ne pas être soulignée : je viens de me porter acquéreur du dernier Thomas Pynchon. Le bougre est sans conteste un des écrivains majeurs contemporains. Il est capable de défricher des territoires littéraires ahurissants, comme dans Mason & Dixon par exemple, qui ne ressemble à rien d’autre de ce que j’ai pu lire auparavant (exception faire du Jeu des perles de verres de Hermann Hesse…). Bref, avant de gober ce monstre de 1468 pages (et oui) et de vous en restituer la substantifique moelle, je ne résiste pas à vous donner le ton (page 14, je débute of course) :

En viel habitué de l’aérostat, Pugnax avait également appris, comme le reste de l’équipage, à répondre aux « appels de la nature » en s’exécutant dans la partie sous le vent de la nacelle, causant quelques étonnements parmi les populations terrestres, mais la chose n’était ni fréquente ni assez notoire pour que quiconque aille signaler et encore moins rassembler des témoignages concernant ces agressions scatologiques venues du ciel. Celles-ci étaient plutôt intégrées au folklore, au monde des superstitions voire, si l’on ne craint pas d’étendre la définition, au domaine religieux.

Et bing…

Vintage surfing

Posted in Book with tags , on 3 novembre 2009 by Olivier

vintage-1

En arrivant à Brocas ce dimanche, j’ai été gâté par Fred avec ce bouquin. Voilà une bonne collection d’images vintages de surf qui débutent en 1900 pour finir dans les 70’s. On y trouve des images purement dingues, surtout durant la période psychédélique… Très, très, très fun. Thx a lot Mister F !

vintage-2

Short cuts

Posted in Book with tags , , , , on 12 août 2009 by Olivier

20090627_6_001

Je m’étais promis de traiter ma rubrique livre avec régularité, au fil de l’eau, et puis finalement, je me retrouve avec une pile imposante d’aventures par procuration sur mon bureau (enfin juste à côté). Tout à commencé avec un prêtre totalement déjanté accompagné de son ours Belzèb. Et quelle folie entre ces deux là. Car a-t-on jamais vu réellement un ours servir la messe, repasser des chemises et se castagner avec des marins russes ? Et que dire d’un prêtre ayant perdu la foi, courant la gueuse, tâtant assidûment de la vodka pour finir alternativement dans les bras d’une navigatrice russe et d’une biologiste finlandaise ? Hein ? (Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen, Arto Paasilinna). Pour le coup, j’ai eu besoin de prendre un peu de hauteur et suis allé me réfugier dans les méandres de Bollywood, où j’ai eu l’occasion d’approcher d’un peu plus près les divinités du cinéma indien. Rien à voir avec le désormais célèbrissime Slumdog millionnaire (encore que). Cette toile ci, tramée sous le joug d’Ashok Banjara, est digne d’une tragédie grecque où les étoiles ne sont, finalement, que des vers de terre. Universalité étonnante qui me conforte dans le fait que les Dieux ne sont définitivement pas pour moi. (Show Business, Shashi Tharoor). Ensuite, et pour le simple plaisir de battre le record de Jules Vernes, j’ai parcouru le monde en à peine 48 heures, de la chine, aux faubourgs londoniens en passant par l’Afrique. Ce voyage express m’a fait découvrir que de simples petites différences culturelles peuvent accoucher de montagnes, souvent insurmontables. (Petits crimes dans un âge d’abondance, Matthew Kneale).
De là, j’ai décidé de rester un peu en Chine avec François Cheng. Dès le début, j’ai bien cru que je ne supporterai pas longtemps la compagnie de cet Académicien. Et puis, au fil du temps, je me suis laissé envoûter par cette aventure humaine extrêmement puissante, dont il m’a fallu plusieurs jours pour me remettre. (Le dit de Tianyi, François Chen). L’occasion était tentante pour foncer ensuite vers l’Australie pour une traversée étonnante, dure et peu conventionnelle de ce continent rouge. Loin des spots de surf mythiques et de la vie facile, mainte fois rêve, j’ai découvert une vie limite apocalyptique, des destinées torturées et un peuple aborigène sur le déclin mais toujours empreint de magie et de mystère. (Nullarbor, David Fauquemberg).
Sur ces entrefaites, j’ai survolé le pacifique pour m’installer durablement dans le nouveau monde. J’y ai tout d’abord croisé les « natives americans » au cours de quelques histoires simples et belles. Je garde en mémoire ces indiens tentant de survivre dans un monde moderne qui s’est construit autour d’eux et leurs tentatives d’intégration -souvent difficiles et cruelles- dans un système qui n’est pas le leur. Je conserve un souvenir tout particulier de Franck Snake Church.  (Dix petits indiens, Sherman Alexie). Plus au nord, mais à la frontière  canadienne cette fois-ci, j’ai croisé la route d’une bande d’indiens Makahs parfaitement hétéroclite. Rien ne prédestinait ces cinq là à s’engouffrer ensemble dans cette aventure rocambolesque (la chasse à la baleine), si ce n’est l’envie désespérée de retrouver leurs racines. Voilà une expédition pleine de rire, de nostalgie, d’incompréhensions, de folie pure et d’interrogation sur la place d’une civilisation en déclin dans un monde qui la dépasse. Fascinant. (L’Hiver indien, Frédéric Roux). Mais l’Amérique, c’est aussi les cowboys, la rudesse de leur vie et, par extension, des rapports masculins… sous toutes leurs formes. Ceux qui auront vu Le secret de Brokeback Mountain comprendrons, même si cet intermède qui se déroule dans les montagnes du Montana se décode avec beaucoup plus de finesse que le film d’Ang Lee. (Le pouvoir du chien, Thomas Savage). Mon épopée m’aura ensuite placé sur le chemin de Fay, une femme enfant en quête de bonheur dans une Amérique souvent (toujours ?) déboussolée. Cette fabuleuse ballade effectuée en compagnie de Larry Brown est sans nulle doute la dernière que nous faisons ensemble. RIP. (Fay, Larry Brown). Décompression oblige : direction L.A ! J’adore L.A, même si ça n’a pas toujours été le cas -il faut sans conteste plusieurs visites pour décoder la mégalopole californienne et en apprécier sa substantifique moelle. Là, j’ai eu le plaisir de frayer dans la sphère Hollywoodienne avec Kit Lightfoot, acteur bellâtre et bouddhiste, Becca, un sosie de Drew Barrymore et Lisanne, une paumée de première bourre amoureuse de Light qui se flingue la tête à coup de yoga. J’ai vraiment eu l’impression de me retrouver au beau milieu d’une histoire de Bret Easton Ellis. (Toujours L.A. Bruce Wagner). Ensuite, et parce que je suis fan de musique, j’ai croisé Harlan Eiffer. Ancien critique reconverti en manager… de l’extrême. Son but : maintenir de jeunes enfants à fort potentiel artistique dans un souffrance maximum afin qu’ils conservent toute leur créativité. (Torturez l’artiste !, Joey Goebel). Mon avant dernière étape me tient particulièrement à coeur. Accompagné des frère James (Jack et Ward), j’ai savouré un travail journalistique au fin fond de la Louisiane/Floride. Plusieurs semaines pour réaliser un travail d’enquête incroyablement minutieux et précis. Un journalisme d’investigation que plus aucun journal n’est aujourd’hui en mesure de s’offrir tant la pression du temps réel est implacable. (Paperboy, Pete Dexer).
Et mon voyage s’est terminé de façon bien étrange sur la route… (La route, Cormac McCarthy).
20090808_books_001

I Got It !!!

Posted in Book with tags , , on 15 mai 2009 by Olivier

P1020815
Il est arrivé. Il est lourd. Il est plein de superbes images de surf et d’une époque épique. Il fait rêver. Il est indispensable… Il est ici.

Semaine littéraire #1

Posted in Book with tags , , on 2 mai 2009 by Olivier

semainelitteraire-2

No surf ces temps ci, en dehors d’une petite session le week end dernier qui a bien failli me démoraliser pour un long bail : malgré des prévis optimistes, une fois sur place c’était une véritable catastrophe (sans compter que la sortie de Bordeaux a été un pur cauchemar). Malgré tout, in extremis, la session a été sauvée et j’ai pu tester tant bien que mal l’énorme potentiel du Compressor. J’attends avec une impatience non feinte un vrai début de saison surfistique…

Bref, entre mes A/R en train, mes trajets de métro et les quelques heures que je m’accorde dans un emploi du temps un peu chargé, je lis. L’heure est donc venue de relancer une petite semaine littéraire. Je commence avec quelqu’un que j’aime bien : Frédéric Beigbeder. Embarquement pour Au secours pardon. Dès le départ, la résonnance avec 99F se fait sentir. Et pour cause, puisqu’il s’agit de la suite des aventures d’Octave Parango (personnage pour lequel j’ai un attachement particulier compte tenu des mes accointances du moment). Autant dire que le cynisme et le caustique vont bon train. Ce qui a eu pour conséquence quelques poilades soutenues. Mais voilà, passé un bon tiers du livre, étrange phénomène, je me suis considérablement fait c… Le moulinage sans fin, porté sur une récurrence excessive des état d’âme du gonze, lasse. Dommage. Du coup, j’avoue que j’ai largement survolé la fin grâce à une bonne lecture diagonale. Chose rare en ce qui me concerne. Et, même si je ne suis pas toujours en accord avec ses critiques, je rejoins totalement Pierre Jourde sur ce coup là…

ps : j’en profite pour passer un petit merci à Fred pour La littérature sans l’estomac de ce fabuleux critique.

Ma semaine littéraire. #5.

Posted in Book on 10 décembre 2008 by Olivier

20081129_masemainelitteraire_005

Je savais que je serai à la bourre, mais à ce point là… Bon je profite de deux jours passés sur un event très dans le vent pour poster, en cette fin de journée, ma dernière critique. Et pas des moindre puisque je termine en « beauté » avec Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali. Je suis un fan de cet auteur. A la fois pour ses écrits « romanesques érudits » et pour ses essais « prospective ». C’est dans cette catégorie que joue le livre en question.

L’idée maîtresse est simplissime : dessiner les 50 prochaines années de l’humanité ! Je vous rassure, point d’affabulations Nostradamusiennes (enfin presque). Ici, Attali déroule une logique objective qui nous explique la création successive des « coeurs » apparus au cours de l’histoire. Pour Attali, la compréhension des mécanismes du passé est essentielle pour tenter de réaliser des projections dans le futur. Sans en dévoiler les détails, le futur se décline en trois « possibles », chacun n’excluant pas les autres. Au pire, nous devront donc les vivre successivement au cours de ces 50 prochaines années. Encore une fois, je ne préfère donner aucun détail tant, à mon sens, ce livre est d’une importance capitale. En tout cas, il constitue d’ores et déjà un éléments important du pack de survie minimum que je compte délivrer à mes enfants (en temps voulu). De nombreuses clefs sont là. Une brève histoire de l’avenir est une des synthèses de ce que je pense depuis des années… ce qui est à la fois rassurant sur ce qui reste de mes facultés mentales et totalement effrayant de savoir que mes visions les plus sombres du monde ont un « avenir » possible.

Un livre à lire de toute urgence (si ce n’est déjà fait). Et un conseil à la suite de cette lecture : profitons au maximum des espaces de liberté et de plaisirs sains qu’il nous reste. Et sans aucun doute, je peux affirmer que le surf porte ces valeurs… (du moins pour moi).

Ma semaine littéraire. #4.

Posted in Book on 6 décembre 2008 by Olivier

20081129_masemainelitteraire_003

Cinq ans d’attentes pour voir sortir L’usine à lapin en poche. Ca fait long mais enfin le voilà. Et un livre de Larry Brown est, pour moi, toujours un peu miraculeux (il y aurait tant à  dire, par exemple sur Père et fils, Sale boulot ou encore Joe….). Décédé en 2004, voici donc l’ultime ouvrage de  Larry Brown, qui est pour moi un peu comme le Harvey Keitel de la littérature américaine. Un peu sur le modèle de Short Cuts ou de Magnolia, plusieurs destinées se croisent dans cette Usine à lapins pour décrire encore une fois une amérique et des américains à la dérive, dans une quête éperdue d’humanité et d’amour de l’autre. Brillant et puissant une fois de plus. Larry Brown manque déjà furiseusement à la littérature américaine…

%d blogueurs aiment cette page :