Vicariously (waiting our turn)


C’est un mythe. Une quête absolue. Je parle de cette envie récurrente, et pourtant tellement contradictoire, d’accéder temporairement ou non au status de Robison Crusoe. Beaucoup d’aventuriers des temps modernes tentent tous les jours cette expérience. Rien que cette année, un nombre de départs impressionnant aura fleuri dans mon entourage (#1, #2 ou encore les multiples projets d’installation en cours à l’autre bout de la planète), pas toujours dans le but avoué de se transformer en Robinson mais au moins avec l’idée profonde de se perdre.

En pur addict,  je trouve bien sur que la tribu des surfeurs porte plutôt bien la chose en mélangeant assez drôlement (et parfois de façon un peu caricaturale) beatnik generation, babacoolisme, ecololifestylisme et nomadisme. Les pages lointaines ou récentes de cette sous-culture particulière sont déjà bien remplies d’histoires de ce type, comme par exemple avec celle du Doc Paskowitz et de sa famille (que vous croiserez d’ailleurs en fouillant bien dans le blog de la famille Goodwin, que je ne vais pas tarder à évoquer, ou bien ici), ou encore l’opération Kamchatka dont je parlais pas plus tard qu’hier.

Car dans les les faits, l’itinérance semble bien constituer une composante essentielle du code génétique du surfeur (même si certains restent résoluments accrochés à « leur » spot, participant, souvent, à un mouvement de localisme plus qu’absurde). Pour nombre d’entre nous, le fantasme du « petit camion » fonctionne à plein régime, fantasme parfaitement représenté dans le monstre sacré de tout adorateur de glisse aquatique, à savoir le fameux Endless summer de Bruce Brown.

Tout ça pour en venir à la famille Goodwin qui, depuis maintenant un an, a basculé dans un fabuleux nomadisme surfistique (mais pas que). Les premières images du documentaire à paraître son tout simplement belles et retracent l’histoire d’un abandon total. Passant de la découverte de lieux fantastique, bien sûr, à des moments de vie étrangement intimes, comme la naissance d’un membre de la famille… Au finish, cette histoire (bien joliment markettée et enregistrée à grand renfort de moyens tout de même), nous permettra de voyager par procuration dans 40 villes et 15 pays au travers des six continents. C’est pour l’instant via le blog que le voyage virtuel a lieu. Avec à la clef des photographies particulièrement sublimes (Maroc, Pérou, Fidji, Népal, Nouvelle Zélande et j’en passe…). Un vrai délice visuel. Et en ce qui me concerne, la section Tokyoïte m’a définitivement convaincu que je dois absolument mettre les pieds là bas pour un geek surf trip moderniste et du meilleur goût…

Et un grand merci à Sandrine Le Gal pour cette fabuleuse découverte.

Une Réponse to “Vicariously (waiting our turn)”

  1. […] me pèse au quotidien. A tel point que je suis toujours et en permanece à quelques encablures du petit camion, proche d’un lâcher prise absolu dans ce coin […]

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