Tir groupé


Une de plus. Pour fêter ça, j’ai reçu un petit cadeau de mon fiston : « Comment j’ai mangé mon père ». Arf, normal non ? Qui a dit « à cause de la similarité avec la face de pithécanthrope de la couverture » ? Bref, je ne relèverai pas. Ce livre de Roy Lewis, qui est un tout petit peu plus vieux que moi, est une pure perle. J’avais vu ce titre depuis un bail, sans le consommer car il me faisait penser à un délire psycho-jungien ou quelque chose dans le genre. Et bien non, point du tout. Le principe est simple : la préhistoire est ici décrite sur la base de faits assez « scientifiques » MAIS dans un contexte totalement loufoque, les protagonistes échangeant des propos parfaitement modernistes dans un langage plus que soutenu. Un véritable décalage donc… Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est la lecture que l’on peut en faire à la lumière des événements actuels. Très, très, très intéressant. Un véritable petit bijou que cet opus de 48 ans.

Dans un tout autre registre, j’ai eu l’occasion de découvrir Ben Elton, auteur anglais fort renommé outre-Manche. Et ce que j’aime chez ces outre-manchais (manchois ? mancheux ? manchots ?), c’est leur humour grinçant. Et là, on est servi. D’abord avec « Nuit grave », dont l’ambiance est très Sex and Drugs and Rock ‘n Roll (et politique). En deux mots : un député londonien rêve de faire péter la baraque (politique) en légalisant toutes les drogues humainement imaginables. Et ma foi, si le bougre n’avait pas été trop porté sur la braguette…

Le second, « Devine qui vient mourir ce soir » est une satire à boulet rouge (je sais je sais…) sur l’empire Endemolien qui oeuvre dans la petite lucarne. En gros, il taille joyeusement des croupières à toutes ces conneries d’emissions mi-laborantines, mi-voyeuristes qu’on impose aux yeux de nos gosses (au mieux ou au pire, je ne sais plus). Un vrai cassage de gueule en règle. C’est sur, ça ne change pas la face du monde (il suffit de voir les taux d’audience ou les couvs de la press people) mais bon, un bras vengeur bien plumé a toujours le mérite de nous dire que rien n’est définitivement perdu.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :