Vintage surfing

3 11 2009

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En arrivant à Brocas ce dimanche, j’ai été gâté par Fred avec ce bouquin. Voilà une bonne collection d’images vintages de surf qui débutent en 1900 pour finir dans les 70’s. On y trouve des images purement dingues, surtout durant la période psychédélique… Très, très, très fun. Thx a lot Mister F !

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Short cuts

12 08 2009

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Je m’étais promis de traiter ma rubrique livre avec régularité, au fil de l’eau, et puis finalement, je me retrouve avec une pile imposante d’aventures par procuration sur mon bureau (enfin juste à côté). Tout à commencé avec un prêtre totalement déjanté accompagné de son ours Belzèb. Et quelle folie entre ces deux là. Car a-t-on jamais vu réellement un ours servir la messe, repasser des chemises et se castagner avec des marins russes ? Et que dire d’un prêtre ayant perdu la foi, courant la gueuse, tâtant assidûment de la vodka pour finir alternativement dans les bras d’une navigatrice russe et d’une biologiste finlandaise ? Hein ? (Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen, Arto Paasilinna). Pour le coup, j’ai eu besoin de prendre un peu de hauteur et suis allé me réfugier dans les méandres de Bollywood, où j’ai eu l’occasion d’approcher d’un peu plus près les divinités du cinéma indien. Rien à voir avec le désormais célèbrissime Slumdog millionnaire (encore que). Cette toile ci, tramée sous le joug d’Ashok Banjara, est digne d’une tragédie grecque où les étoiles ne sont, finalement, que des vers de terre. Universalité étonnante qui me conforte dans le fait que les Dieux ne sont définitivement pas pour moi. (Show Business, Shashi Tharoor). Ensuite, et pour le simple plaisir de battre le record de Jules Vernes, j’ai parcouru le monde en à peine 48 heures, de la chine, aux faubourgs londoniens en passant par l’Afrique. Ce voyage express m’a fait découvrir que de simples petites différences culturelles peuvent accoucher de montagnes, souvent insurmontables. (Petits crimes dans un âge d’abondance, Matthew Kneale).
De là, j’ai décidé de rester un peu en Chine avec François Cheng. Dès le début, j’ai bien cru que je ne supporterai pas longtemps la compagnie de cet Académicien. Et puis, au fil du temps, je me suis laissé envoûter par cette aventure humaine extrêmement puissante, dont il m’a fallu plusieurs jours pour me remettre. (Le dit de Tianyi, François Chen). L’occasion était tentante pour foncer ensuite vers l’Australie pour une traversée étonnante, dure et peu conventionnelle de ce continent rouge. Loin des spots de surf mythiques et de la vie facile, mainte fois rêve, j’ai découvert une vie limite apocalyptique, des destinées torturées et un peuple aborigène sur le déclin mais toujours empreint de magie et de mystère. (Nullarbor, David Fauquemberg).
Sur ces entrefaites, j’ai survolé le pacifique pour m’installer durablement dans le nouveau monde. J’y ai tout d’abord croisé les “natives americans” au cours de quelques histoires simples et belles. Je garde en mémoire ces indiens tentant de survivre dans un monde moderne qui s’est construit autour d’eux et leurs tentatives d’intégration -souvent difficiles et cruelles- dans un système qui n’est pas le leur. Je conserve un souvenir tout particulier de Franck Snake Church.  (Dix petits indiens, Sherman Alexie). Plus au nord, mais à la frontière  canadienne cette fois-ci, j’ai croisé la route d’une bande d’indiens Makahs parfaitement hétéroclite. Rien ne prédestinait ces cinq là à s’engouffrer ensemble dans cette aventure rocambolesque (la chasse à la baleine), si ce n’est l’envie désespérée de retrouver leurs racines. Voilà une expédition pleine de rire, de nostalgie, d’incompréhensions, de folie pure et d’interrogation sur la place d’une civilisation en déclin dans un monde qui la dépasse. Fascinant. (L’Hiver indien, Frédéric Roux). Mais l’Amérique, c’est aussi les cowboys, la rudesse de leur vie et, par extension, des rapports masculins… sous toutes leurs formes. Ceux qui auront vu Le secret de Brokeback Mountain comprendrons, même si cet intermède qui se déroule dans les montagnes du Montana se décode avec beaucoup plus de finesse que le film d’Ang Lee. (Le pouvoir du chien, Thomas Savage). Mon épopée m’aura ensuite placé sur le chemin de Fay, une femme enfant en quête de bonheur dans une Amérique souvent (toujours ?) déboussolée. Cette fabuleuse ballade effectuée en compagnie de Larry Brown est sans nulle doute la dernière que nous faisons ensemble. RIP. (Fay, Larry Brown). Décompression oblige : direction L.A ! J’adore L.A, même si ça n’a pas toujours été le cas -il faut sans conteste plusieurs visites pour décoder la mégalopole californienne et en apprécier sa substantifique moelle. Là, j’ai eu le plaisir de frayer dans la sphère Hollywoodienne avec Kit Lightfoot, acteur bellâtre et bouddhiste, Becca, un sosie de Drew Barrymore et Lisanne, une paumée de première bourre amoureuse de Light qui se flingue la tête à coup de yoga. J’ai vraiment eu l’impression de me retrouver au beau milieu d’une histoire de Bret Easton Ellis. (Toujours L.A. Bruce Wagner). Ensuite, et parce que je suis fan de musique, j’ai croisé Harlan Eiffer. Ancien critique reconverti en manager… de l’extrême. Son but : maintenir de jeunes enfants à fort potentiel artistique dans un souffrance maximum afin qu’ils conservent toute leur créativité. (Torturez l’artiste !, Joey Goebel). Mon avant dernière étape me tient particulièrement à coeur. Accompagné des frère James (Jack et Ward), j’ai savouré un travail journalistique au fin fond de la Louisiane/Floride. Plusieurs semaines pour réaliser un travail d’enquête incroyablement minutieux et précis. Un journalisme d’investigation que plus aucun journal n’est aujourd’hui en mesure de s’offrir tant la pression du temps réel est implacable. (Paperboy, Pete Dexer).
Et mon voyage s’est terminé de façon bien étrange sur la route… (La route, Cormac McCarthy).
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I Got It !!!

15 05 2009

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Il est arrivé. Il est lourd. Il est plein de superbes images de surf et d’une époque épique. Il fait rêver. Il est indispensable… Il est ici.





Semaine littéraire #1

2 05 2009

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No surf ces temps ci, en dehors d’une petite session le week end dernier qui a bien failli me démoraliser pour un long bail : malgré des prévis optimistes, une fois sur place c’était une véritable catastrophe (sans compter que la sortie de Bordeaux a été un pur cauchemar). Malgré tout, in extremis, la session a été sauvée et j’ai pu tester tant bien que mal l’énorme potentiel du Compressor. J’attends avec une impatience non feinte un vrai début de saison surfistique…

Bref, entre mes A/R en train, mes trajets de métro et les quelques heures que je m’accorde dans un emploi du temps un peu chargé, je lis. L’heure est donc venue de relancer une petite semaine littéraire. Je commence avec quelqu’un que j’aime bien : Frédéric Beigbeder. Embarquement pour Au secours pardon. Dès le départ, la résonnance avec 99F se fait sentir. Et pour cause, puisqu’il s’agit de la suite des aventures d’Octave Parango (personnage pour lequel j’ai un attachement particulier compte tenu des mes accointances du moment). Autant dire que le cynisme et le caustique vont bon train. Ce qui a eu pour conséquence quelques poilades soutenues. Mais voilà, passé un bon tiers du livre, étrange phénomène, je me suis considérablement fait c… Le moulinage sans fin, porté sur une récurrence excessive des état d’âme du gonze, lasse. Dommage. Du coup, j’avoue que j’ai largement survolé la fin grâce à une bonne lecture diagonale. Chose rare en ce qui me concerne. Et, même si je ne suis pas toujours en accord avec ses critiques, je rejoins totalement Pierre Jourde sur ce coup là…

ps : j’en profite pour passer un petit merci à Fred pour La littérature sans l’estomac de ce fabuleux critique.





Ma semaine littéraire. #5.

10 12 2008

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Je savais que je serai à la bourre, mais à ce point là… Bon je profite de deux jours passés sur un event très dans le vent pour poster, en cette fin de journée, ma dernière critique. Et pas des moindre puisque je termine en “beauté” avec Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali. Je suis un fan de cet auteur. A la fois pour ses écrits “romanesques érudits” et pour ses essais “prospective”. C’est dans cette catégorie que joue le livre en question.

L’idée maîtresse est simplissime : dessiner les 50 prochaines années de l’humanité ! Je vous rassure, point d’affabulations Nostradamusiennes (enfin presque). Ici, Attali déroule une logique objective qui nous explique la création successive des “coeurs” apparus au cours de l’histoire. Pour Attali, la compréhension des mécanismes du passé est essentielle pour tenter de réaliser des projections dans le futur. Sans en dévoiler les détails, le futur se décline en trois “possibles”, chacun n’excluant pas les autres. Au pire, nous devront donc les vivre successivement au cours de ces 50 prochaines années. Encore une fois, je ne préfère donner aucun détail tant, à mon sens, ce livre est d’une importance capitale. En tout cas, il constitue d’ores et déjà un éléments important du pack de survie minimum que je compte délivrer à mes enfants (en temps voulu). De nombreuses clefs sont là. Une brève histoire de l’avenir est une des synthèses de ce que je pense depuis des années… ce qui est à la fois rassurant sur ce qui reste de mes facultés mentales et totalement effrayant de savoir que mes visions les plus sombres du monde ont un “avenir” possible.

Un livre à lire de toute urgence (si ce n’est déjà fait). Et un conseil à la suite de cette lecture : profitons au maximum des espaces de liberté et de plaisirs sains qu’il nous reste. Et sans aucun doute, je peux affirmer que le surf porte ces valeurs… (du moins pour moi).





Ma semaine littéraire. #4.

6 12 2008

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Cinq ans d’attentes pour voir sortir L’usine à lapin en poche. Ca fait long mais enfin le voilà. Et un livre de Larry Brown est, pour moi, toujours un peu miraculeux (il y aurait tant à  dire, par exemple sur Père et fils, Sale boulot ou encore Joe….). Décédé en 2004, voici donc l’ultime ouvrage de  Larry Brown, qui est pour moi un peu comme le Harvey Keitel de la littérature américaine. Un peu sur le modèle de Short Cuts ou de Magnolia, plusieurs destinées se croisent dans cette Usine à lapins pour décrire encore une fois une amérique et des américains à la dérive, dans une quête éperdue d’humanité et d’amour de l’autre. Brillant et puissant une fois de plus. Larry Brown manque déjà furiseusement à la littérature américaine…





Ma semaine littéraire. #3.

4 12 2008

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Bon j’arrive juste, je suis crevé mais bon, une semaine littéraire ça ne se loupe pas. Donc voilà l’objet du jour : un Georges Orwell inédit ! Bien sûr tout le monde connait 1984 et la Ferme des animaux, donc l’arrivée de cet opus reste une sacrée surprise (étonnant toutefois que cet ovnis ressorte des cartons 73 ans après son écriture…). La quatrième de couv de Une fille de pasteur évoque un Siddharta à l’envers. Bon, en cherchant bien, peut être. La mystique en moins. Non, franchement c’est surtout la violence d’une société impitoyable qui est parfaitement décrite… et cruellement d’actualité. Et c’est bien toute l’horreur visionnaire d’Orwell : être un moderne intemporel. Bref, ce livre n’a pas pris une ride (sauf peut être pour quelques aspects sociétaux qui, aujourd’hui, peuvent nous paraître un tantinet désuets). Pour preuve, en sortant tard du taf avant hier, je me suis retrouvé dans une scène de plus en plus fréquente : une place non loin du bureau était pleine à craquer de sans abris attendant leur bol de soupe dans un froid polaire. Et je crois bien avoir aperçu Dorothy…





Ma semaine littéraire. #2.

3 12 2008

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Un massacre, trois destinées. Voilà un livre étrange, au style un peu moins cursif que ceux que je lis d’habitude, mais qui pose de manière originale la relation à l’autre, et plus particulièrement ses proches. Au travers du prisme de ces meutres violents, chacun des protagonistes passe au microscope ses propres sentiments, ses doutes et son incompréhension du monde qui l’entoure. J’ai retrouvé dans Outside Valentine des fragments assez proches de De sang froid de Truman Capote. Donc…





Ma semaine littéraire. #1

2 12 2008

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Je suis grave à la bourre. Point de surf ici. En fait, ça fait un bail que je n’ai rien posté côté livres. Et comme je passe mon temps à Paris et que le WE le surf reste pitoyable (il doit y a voir une fatwa météorologique à mon encontre lorsque je suis sur BDX), je lis pas mal. J’ai donc décidé de faire ma semaine littéraire. Un jour (ouvré), un post. Bon j’avoue la semaine commence mal, je l’ai dit : je suis à la bourre. Je finirai donc sans doute samedi…

Bref, je débute par L’homme chauve-souris de Jo Nesbo. Voilà un polar qui ne manque pas de jus. Dès la couv, et pour les connaisseurs de peinture aborigène, on sait que l’on va se retrouver “la tête en bas”, chez nos amis du bout du monde. Et ma foi, ce Jo, ancien journaliste économique (heuuuu, rien n’est jamais perdu) arrive à nous tenir en haleine. Certes, il s’agit d’un polar, mais suffisamment malin pour nous délivrer quelques subtiles informations sur le mode de pensée aborigène et la mythologie locale (ola rien d’hyper transcendant mais assez instructif) et sur l’australie elle-même. Quand on rêve d’un trip là-bas (et plus si afinité), cet opus tombe plutôt bien. Franchement : à lire !

ps : coup de blues… Je suis retombé sur cette vieillerie et mazette ça fait du bien ! Woah, these fuckin’ Aussies are too good.





Tir groupé

28 09 2008

Une de plus. Pour fêter ça, j’ai reçu un petit cadeau de mon fiston : “Comment j’ai mangé mon père”. Arf, normal non ? Qui a dit “à cause de la similarité avec la face de pithécanthrope de la couverture” ? Bref, je ne relèverai pas. Ce livre de Roy Lewis, qui est un tout petit peu plus vieux que moi, est une pure perle. J’avais vu ce titre depuis un bail, sans le consommer car il me faisait penser à un délire psycho-jungien ou quelque chose dans le genre. Et bien non, point du tout. Le principe est simple : la préhistoire est ici décrite sur la base de faits assez “scientifiques” MAIS dans un contexte totalement loufoque, les protagonistes échangeant des propos parfaitement modernistes dans un langage plus que soutenu. Un véritable décalage donc… Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est la lecture que l’on peut en faire à la lumière des événements actuels. Très, très, très intéressant. Un véritable petit bijou que cet opus de 48 ans.

Dans un tout autre registre, j’ai eu l’occasion de découvrir Ben Elton, auteur anglais fort renommé outre-Manche. Et ce que j’aime chez ces outre-manchais (manchois ? mancheux ? manchots ?), c’est leur humour grinçant. Et là, on est servi. D’abord avec “Nuit grave”, dont l’ambiance est très Sex and Drugs and Rock ‘n Roll (et politique). En deux mots : un député londonien rêve de faire péter la baraque (politique) en légalisant toutes les drogues humainement imaginables. Et ma foi, si le bougre n’avait pas été trop porté sur la braguette…

Le second, “Devine qui vient mourir ce soir” est une satire à boulet rouge (je sais je sais…) sur l’empire Endemolien qui oeuvre dans la petite lucarne. En gros, il taille joyeusement des croupières à toutes ces conneries d’emissions mi-laborantines, mi-voyeuristes qu’on impose aux yeux de nos gosses (au mieux ou au pire, je ne sais plus). Un vrai cassage de gueule en règle. C’est sur, ça ne change pas la face du monde (il suffit de voir les taux d’audience ou les couvs de la press people) mais bon, un bras vengeur bien plumé a toujours le mérite de nous dire que rien n’est définitivement perdu.